Un héritage qui se réinvente sans se renier

Longtemps, collectionner et mécéner ont été associés à une grammaire bien établie : tradition familiale, transmission patrimoniale, continuité des goûts et des noms. Aujourd’hui, une nouvelle génération de collectionneurs et de mécènes s’inscrit dans ces lignées tout en en modifiant profondément les codes. Elle ne tourne pas le dos au passé ; elle en revisite les usages, en questionne les valeurs, et en élargit les responsabilités.

L’art comme langage, avant d’être patrimoine

Pour ces nouveaux acteurs, l’art n’a jamais été un simple supplément décoratif ni un instrument de rendement. Il s’est imposé tôt comme un langage, une manière de lire le monde, parfois une véritable éducation de la sensibilité. Les musées, les ateliers, la fréquentation des œuvres ont souvent joué le rôle de boussoles bien avant que le désir de collectionner ne devienne un projet explicite. Cette relation patiente et construite explique un point souvent mal compris : les œuvres héritées ne sont pas, dans leur majorité, liquidées. Elles sont conservées, intégrées, relues au sein de collections vivantes, où l’héritage devient matière à dialogue plutôt que stock à arbitrer.

Le lancement très attendu du Museum of West African Art (MOWAA), à Benin City, a tourné court ce week-end après qu’un groupe de manifestants a fait irruption dans le bâtiment principal, contraignant les organisateurs à suspendre toutes les activités prévues.

Plus de 250 invités – mécènes, diplomates, responsables culturels et partenaires – avaient été conviés à un week-end de préouverture du musée, dont la construction a déjà coûté près de 25 millions de dollars. Le programme devait mettre à l’honneur Nigeria Imaginary: Homecoming, une exposition collective rassemblant des artistes de renommée internationale tels que Yinka Shonibare, Toyin Ojih Odutola, Ndidi Dike ou encore Tunji Adeniyi-Jones, accompagnée de conférences et de rencontres avec des figures majeures de la scène artistique nigériane, dont l’écrivain Ben Okri.

Le prestigieux musée du Louvre se retrouve au cœur d’une tempête administrative et financière. Dans un rapport publié le 6 novembre, la Cour des comptes met en cause la viabilité du vaste projet de réaménagement du musée, chiffré à 666 millions d’euros, et pointe de graves retards en matière de sécurité.

Présenté comme un symbole de « renaissance » par le président Emmanuel Macron en janvier dernier, le plan prévoit la création d’une nouvelle entrée monumentale et d’un complexe souterrain de 22 000 m² autour de la Joconde. Mais selon le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, ce projet est « financièrement insoutenable » et détourne des ressources nécessaires à la mise à niveau des infrastructures existantes.

Cent ans après son apogée, l’Art déco n’a rien perdu de son éclat. Ce style moderniste né en France entre les deux guerres revient sur le devant de la scène à travers une série d’expositions et d’événements dans le monde entier. À Paris, le Musée des Arts Décoratifs donne le ton avec 1925-2025 : Cent ans d’Art déco (jusqu’au 26 avril 2026), accompagné de programmes au Musée Zadkine et à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Outre-Manche, le London Transport Museum consacre une rétrospective à l’affiche Art déco, tandis que New York et Miami s’apprêtent à accueillir des foires et initiatives dédiées.

Né lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, l’Art déco a imposé une nouvelle esthétique : lignes géométriques, matériaux luxueux, et alliance du savoir-faire artisanal et de la modernité. Des créateurs comme Jacques-Émile Ruhlmann ou Eileen Gray ont défini un style à la fois raffiné et audacieux, marqué par l’utilisation du galuchat, du laque et des bois rares.

La Fondation Beyeler, près de Bâle, réputée pour sa collection d’art moderne et contemporain, franchit une nouvelle étape en intégrant la nature au cœur de sa démarche artistique. L’institution vient de nommer la chercheuse suisse Rahel Kesselring comme première conservatrice botanique, un poste inédit dans le monde muséal, soutenu par le Chanel Culture Fund.

Conçue par l’architecte Renzo Piano, la Fondation Beyeler se distingue depuis son ouverture il y a près de trente ans par son dialogue constant avec la nature. Ses jardins, ponctués d’arbres centenaires et d’étangs paisibles, ont inspiré de nombreuses interventions artistiques, de Christo, qui enveloppa les arbres du parc en 1998, à Olafur Eliasson, qui fit entrer un bassin fluorescent dans la galerie même.

La police bavaroise a démantelé un réseau de faussaires internationaux mêlant œuvres falsifiées et faux certificats d’authenticité. Une affaire digne d’un roman policier, qui ébranle une fois de plus le marché de l’art.

Munich – Début octobre, les enquêteurs de la police criminelle bavaroise ont mis la main sur une impressionnante collection d’œuvres d’art contrefaites attribuées à des maîtres tels que Pablo Picasso, Rembrandt, Joan Miró, Amedeo Modigliani et Frida Kahlo.
L’opération, menée conjointement en Allemagne, en Suisse et au Liechtenstein, a mobilisé plus d’une centaine d’agents et abouti à la saisie de peintures, de documents, de téléphones portables et de données numériques.

De la grotte à l’écran : voyage à travers les mouvements de l’art

Depuis les premières traces laissées sur les parois des grottes jusqu’aux créations numériques et immersives d’aujourd’hui, l’histoire de l’art témoigne de la quête ininterrompue de l’humanité pour donner sens, forme et émotion à son existence.
Cette chronologie retrace les grands mouvements artistiques qui ont marqué notre civilisation, de la Préhistoire à l’époque contemporaine. Elle met en lumière les évolutions du regard, les ruptures esthétiques et les correspondances entre les époques, révélant comment chaque génération d’artistes a dialogué avec le monde, la matière et le sacré.

Au-delà des styles et des écoles, ce parcours invite à contempler la richesse des expressions humaines à travers le temps — un voyage dans la mémoire créatrice de l’humanité.

Chers collectionneurs, galeristes et artistes,

Depuis la fin de l’été, l’administration américaine a introduit de nouvelles mesures douanières.
Ces dispositions impliquent désormais que toutes les commandes, y compris celles d’un montant inférieur à 800 $, puissent être soumises à des frais de douane.

Conséquences de ces changements

Les services douaniers américains font face à un volume de traitements accru, ce qui peut engendrer des délais de livraison compris entre trois et six semaines.
Le montant des taxes appliquées varie selon la nature et la valeur des envois, et demeure, à ce jour, difficile à anticiper avec précision.

Le marché mondial de l’art connaît un tournant.

Après une décennie d’euphorie, les chiffres 2024 révèlent une réalité plus nuancée : les ventes globales chutent de 12 % à 57,5 milliards de dollars, mais le nombre de transactions progresse de 3 %. Une évolution qui illustre un marché en recomposition.

Les trophées perdent de leur éclat

Les ventes à plus de 10 millions de dollars se sont effondrées de 44 %. Un signal fort : les collectionneurs ultra-riches délaissent les œuvres stars, jadis synonymes de prestige et de placement sûr. Le contexte économique – taux d’intérêt élevés, volatilité des actifs – a refroidi l’enthousiasme pour ces trophées souvent acquis dans une logique spéculative.

Un rapport publié par First Thursday, société londonienne spécialisée dans l’intelligence des ventes, révèle le malaise croissant des galeries face au modèle actuel des foires d’art, jugé coûteux et peu durable. L’enquête, menée auprès de 56 galeries en Europe, Asie, Afrique et Amérique du Nord, met en lumière une série de difficultés :

Dans un contexte où l’urgence climatique s’impose dans tous les secteurs, le monde de l’art n’échappe pas à la nécessité d’une transition écologique. Musées, galeries et maisons de vente commencent à intégrer des bilans carbone et des plans d’action, mais les changements restent encore timides.
Au cœur de ce processus, un acteur souvent sous-estimé pourrait pourtant jouer un rôle décisif : le collectionneur.
En choisissant un mode de transport plutôt qu’un autre, en acceptant des solutions de stockage plus vertes ou en exigeant des alternatives durables, il détient une influence directe sur l’empreinte environnementale de toute une filière.

Des alternatives vertes, mais encore peu adoptées

Aujourd’hui, de nombreuses solutions existent pour réduire l’impact écologique des transports d’œuvres : fret maritime ou routier en remplacement de l’avion, caisses réutilisables pour limiter les déchets, ou encore délais anticipés permettant d’organiser des expéditions plus sobres. Les sociétés de logistique spécialisées ont, pour la plupart, ajouté ces options à leur offre, preuve que la prise de conscience est bien réelle du côté des prestataires.

Pourtant, ces alternatives restent encore marginales dans leur utilisation. Les raisons invoquées sont récurrentes : les coûts supplémentaires liés à la mise en place de solutions écologiques, des délais de transport plus longs jugés contraignants, et une méconnaissance des options réellement disponibles. Dans un marché de l’art où la rapidité et l’efficacité logistique sont souvent considérées comme des gages de professionnalisme, la durabilité peine à s’imposer comme un critère prioritaire.

Portrait Mosaique De Pompei

Lorsqu’on aborde la place des femmes dans l’histoire de l’art, la tendance dominante a longtemps été de commencer le récit à l’époque médiévale. On cite ainsi souvent Ende, moniale du Xe siècle, comme la première artiste européenne, ayant signé des miniatures du Beatus de Gérone aux côtés du moine Emeterio. Puis viendrait une lignée de religieuses enlumineuses, avant de passer aux artistes de la Renaissance italienne comme Properzia de Rossi ou Sofonisba Anguissola, mises à l’honneur au XVIe siècle par Vasari.

Mais cette chronologie laisse dans l’ombre une question essentielle : les femmes artistes existaient-elles déjà dans l’Antiquité ? La réponse est oui — et étonnamment, les premiers témoignages écrits nous viennent non pas du Moyen Âge, mais de l’Antiquité elle-même, notamment de Pline l’Ancien.

Cinq grandes tendances qui façonnent l’art contemporain aujourd’hui, telles que discutées par les experts du Sotheby’s Institute of Art:

Le monde de l’art contemporain connaît de profondes mutations, influencées par les avancées technologiques, les évolutions économiques et les nouveaux équilibres culturels. Les artistes, les institutions et les collectionneurs réagissent à ces transformations, souvent en les anticipant, parfois en les subissant. Voici cinq grandes tendances qui redéfinissent aujourd’hui les contours de l’art contemporain.


 1. L’art numérique et l’intelligence artificielle s’imposent

L’intégration des technologies numériques dans la création artistique n’est plus une niche, mais une véritable lame de fond. Œuvres générées par intelligence artificielle, art sur blockchain, NFTs : ces nouvelles formes redessinent les pratiques et les modèles de diffusion. Les plateformes numériques permettent aux artistes d’élargir leur audience en contournant les galeries traditionnelles, tandis que les institutions muséales s’efforcent de constituer une histoire critique de l’art digital. La technologie blockchain, en particulier, joue un rôle clé en assurant l’authenticité et la traçabilité de ces œuvres dématérialisées.

Les principaux points à retenir concernant le marché de l'art en 2025 :

Marché en contraction mais stable

  • Les ventes mondiales d’art ont diminué de 4 % en 2024 pour atteindre 65 milliards de dollars, confirmant la fin du boom post-pandémie.
  • Le marché reste stable comparé aux crises de 2009 ou 2020, indiquant une phase de rééquilibrage, non de crise.

Ventes privées privilégiées

Un marché en repli mais toujours dynamique

En 2024, le marché de l'art a connu une baisse de 30 % en raison d'un climat économique et géopolitique instable. La raréfaction des œuvres majeures a freiné les enchères haut de gamme, particulièrement à New York, Londres, Paris et Hong Kong. Cependant, cette contraction a été compensée par un record historique de transactions avec plus de 804 500 œuvres vendues, montrant une diversification accrue du marché.

L’essor des enchères malgré la baisse du chiffre d’affaires

Malgré des résultats financiers en baisse, le marché des enchères poursuit son expansion, notamment grâce à la montée en puissance des ventes en ligne et l’arrivée d’œuvres plus abordables. En 2024, plus de 187 000 artistes ont été vendus aux enchères (+6 % par rapport à 2023). La diversification des artistes et des styles montre une transformation profonde du marché, avec une forte présence d’artistes modernes et anciens.

Alors que Donald Trump fait son retour sur la scène politique, une question brûle les lèvres des experts : cela marquera-t-il un renouveau ou le déclin définitif du marché des NFTs ? Si l’euphorie autour des jetons non fongibles a atteint des sommets vertigineux en 2021 avec des ventes record comme celle de Everyday: The First 5,000 Days de Beeple pour 69,3 millions de dollars, la réalité actuelle est bien différente. En 2023, le marché a enregistré une contraction de 97 %, un chiffre vertigineux qui illustre le déclin de cet univers autrefois en pleine effervescence.


Pourtant, Trump, surnommé le "Crypto Président", pourrait bien influencer à nouveau ce secteur. Ses propres séries de NFTs, mêlant images spectaculaires et promesses de gains aléatoires, ont permis de récolter des millions pour sa campagne. Mais ces promotions flirtent avec les limites de la légalité, rappelant à quel point le marché NFT reste un territoire incertain.

L'évolution de la peinture contemporaine change effectivement un peu les frontières entre l'art abstrait et l'art figuratif.

La distinction entre un travail abstrait et figuratif repose principalement sur la manière dont un artiste représente ou interprète la réalité. Voici quelques éléments pour différencier ces deux approches :

1. Art figuratif

Définition : L'art figuratif représente des objets, des personnes, des paysages ou des scènes de manière reconnaissable, même si ces éléments peuvent être stylisés ou interprétés.

Caractéristiques :

Les formes sont identifiables et ancrées dans le réel.
L’artiste cherche souvent à reproduire ou évoquer le monde visible.
Peut inclure des styles variés : réalisme, naturalisme, impressionnisme, etc.

Exemple : Une peinture qui montre clairement un portrait, un paysage ou un animal.

Les agents d'artistes visuels ne doivent pas confondre visibilité et efficacité. Leur rôle est de travailler discrètement pour construire l'image de leurs clients, et non la leur.

À l'ère de la surinformation et de l'omniprésence des médias, le métier d'agent d’artiste visuel semble prospère, mais cette apparence cache un danger imminent. Historiquement, ces agents étaient des maîtres de l'ombre, orchestrant les carrières de leurs artistes sans jamais se montrer. Leur discrétion, comparable à celle des magiciens, reposait sur des secrets bien gardés. Aujourd'hui, cependant, certains agents choisissent de s'exposer, révélant les ficelles de leur métier et perdant ainsi leur mystère.

L'efficacité d'un agent d’artiste visuel réside dans sa capacité à manœuvrer incognito dans le monde de l'art et de l'influence. Les plus accomplis restent inconnus du grand public, leurs artistes brillant à leur place. Ces agents sont les auteurs anonymes de succès visibles, façonnant des carrières tout en restant dans l'ombre.

Jeune fille au chapeau

Une ambiance électrique régnait à l'hôtel des ventes Drouot de Paris lors de la vente aux enchères très attendue du tableau de Jean-Honoré Fragonard, "Jeune fille au chapeau". Ce joyau artistique, longtemps conservé au sein d'une famille depuis le 18e siècle, a été adjugé à un montant impressionnant de 2,5 millions d'euros.

Ce tableau fascinant, représentant une jeune fille coiffée d'un chapeau à large bord, est une pièce ovale de 52 x 42,5 cm. Un format en vogue à l'époque du peintre, caractérisant l'esthétique prisée par les artistes du 18e siècle. Les enchères, qui ont débuté à 300 000 euros, ont rapidement pris leur envol pour atteindre la somme finale de 2,5 millions d'euros, dépassant largement les estimations initiales comprises entre 400 000 et 600 000 euros.

La particularité de cette vente réside dans l'histoire riche et intrigante liée à la provenance de l'œuvre. "Jeune fille au chapeau" a été gardé au sein de la même famille depuis sa création, partageant un lien de parenté avec une autre œuvre majeure de Fragonard, le "Philosophe", découvert en 2021. Les deux tableaux ont accompagné le destin de la famille jusqu'au début du 20e siècle, date à laquelle ils ont été séparés entre deux branches familiales distinctes.

Dessins 02

L'année 2023 a été agitée pour les ventes uniques fortement garanties dans le monde de l'art. Les performances mitigées de ces enchères, associées à des coûts élevés et à des résultats en deçà des estimations, ont remis en question la fiabilité de telles transactions. La stratégie consistant à vendre des collections majeures d'un seul propriétaire, traditionnellement appréciée par les grandes maisons de vente aux enchères comme Christie's et Sotheby's, semble avoir été mise à mal cette année.

La vente la plus en vue à New York cet automne était celle de la collection d'Emily Fisher Landau au Whitney Museum of American Art. Sotheby's, ayant garanti un montant important mais non divulgué à la succession pour le privilège d'offrir ces 31 lots, a finalement généré 351,6 millions de dollars (406,4 millions avec les frais), à peine au-dessus de l'estimation basse. Cette performance a été limitée davantage par la garantie tierce pour 80,6% des lots.

Artiste et collectionneur

À l'ère numérique, le monde de l'art contemporain a connu une transformation majeure grâce à l'essor des collectionneurs en ligne. Ces passionnés d'art, qu'ils soient novices ou chevronnés, ont trouvé dans les marchés en ligne un moyen d'explorer, d'acheter et de vendre des œuvres d'art de manière plus accessible que jamais. Cette évolution a révolutionné la façon dont les collectionneurs interagissent avec l'art, avec des conséquences profondes sur le marché de l'art contemporain.

Chaque collectionneur est un collectionneur en ligne

L'avènement de l'Internet a permis à chaque amateur d'art de devenir un collectionneur en ligne potentiel. Les sites web dédiés à l'art contemporain offrent une opportunité unique de parcourir des collections du monde entier, de se connecter avec d'autres amateurs d'art et de participer à des enchères en ligne. Cette accessibilité accrue a élargi la base de collectionneurs, brisant les barrières géographiques et démographiques qui limitaient autrefois la participation.

Salon de Saint-Tropez 2023

Retrouvez-nous du 23 septembre au 3 octobre au 27e Salon International des artistes contemporains de Saint-Tropez.

Stand de Pierre Gimenez (Académie Nationale d'Art Contemporain) expert européen près la Cour d'Appel de Montpellier et expert pour ce salon.

 

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L'Académie Nationale d'Art Contemporain étant présente, via Pierre Gimenez, expert européen, sur le marché français et espagnol, nous vous proposons de suivre les tendances sur le marché de l'art espagnol via le site: Tendencias del mercado del arte

 Tendencias

L'Art...Vues avril 2023

L'interview de Pierre Gimenez paru dans le magazine l'Art...Vues avril 2023.

Entretien.
Pierre Gimenez. Expert de justice, spécialisé en art, inscrit auprès de la cour d'appel de Montpellier, EEEI European Expertise. Président de l'Académie Nationale d'Art Contemporain.

On connait bien souvent le certificat d'authenticité d'une oeuvre d'art, mais beacoup moins le certificat d'expert. Pourtant celui-ci apporte une sécurité évidente quand il s'agit de protéger une oeuvre ou une collection entière. Dans cet entretien, Pierre Gimenez, expert en art, nous explique en quelques mots ce qu'il faut savoir de l'expertise et du certificat qui en découle.

 

 

Art Sy

Régulièrement Art Sy organise une étude du marché de l'art et les résultats (en anglais) peuvent être téléchargés sur leur site.

Pour celle et ceux qui ne reçoivent pas leur newsletter ou qui ne comprennent pas l'anglais, nous avons fait ci-dessous une traduction de cette étude, toujours très intéressante pour le suivi du marché de l'Art actuel.

Salon

Les terminologies sont nombreuses dans le monde de l’art et certaines peuvent être déroutantes pour les nouveaux collectionneurs ou amateurs d’art.

L’une d’elles dont on parle parfois est le marché secondaire de l'art.

De quoi s’agit-il ? Et s'il y a un marché secondaire, qu'est-ce qui constitue le marché primaire ?

La définition la plus simple est celle-ci :

Marché primaire : quand l'œuvre est vendue pour la première fois

Marché secondaire : quand l'œuvre est revendue

C’est une approche qu’il faut garder en tête quand on collectionne l’art.

Mur

Depuis un an ou deux, nous entendons beaucoup parler des mutations du marché de l'art.  Il ne fait aucun doute que les choses ont radicalement changé.

Des galeries aux musées, des maisons de ventes aux vernissages, tout le monde a souffert et la pandémie a entraîné d'énormes pertes pour le monde de l'art.

De toute évidence, le COVID-19 a mis les ventes en ligne au premier plan. Ne pouvant plus compter sur des événements en personne et des ventes aux enchères, le monde de l'art s'est appuyé sur les nouveaux outils numériques qui se sont développés au cours des dernières années.

Malheureusement, nous n’avons pas fini de parler de ces problématiques pour les années à venir, elles définissent toutes les autres tendances du marché. Par contre, d'autres facteurs font sentir leur présence. Regardons en détail la manière dont le marché de l'art a évolué au cours de la dernière année.