Bérengère dORSAY
Sculpture , à ORVILLE 45390 (France)
Né(e) en: 1972      à: Paris

Volonté sans cesse renouvelée de mieux comprendre le monde naturel, de le percevoir dans sa globalité, sa beauté et sa complexité, mon travail de plasticienne est une quête pour atteindre l’essence du vivant à travers la transformation patiente de la matière, qu’il s’agisse du grès, du métal et du ciment ou encore du bronze. Les résultats de ces expériences sont le développement continu d’un univers organique et onirique aux multiples références qui offre un voyage poétique au cœur de la nature et interroge sur la place de l’humain en son sein.
Les œuvres s’articulent autour de deux axes majeurs :
L’impermanence de la matière : Germination, éclosion, croissance, transformation, désagrégation… Ces cycles immuables de la vie se retrouvent de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Nous y sommes tous soumis, que l’on soit cellule, fruit, animal, humain, planète. Les bourgeons et les cônes surdimensionnés modelés en grès en sont une manifestation et révèlent également le merveilleux présent dans toutes les formes de la nature, son infini richesse jusque dans ses plus humbles éléments.
L’Unicité du vivant : Mes créatures Hybrides à la fois minérales, végétales, animales et humaines, silhouettes longilignes et ondulantes de métal et de ciment, renvoient aux liens profonds mais souvent oubliés qui nous unissent aux différents règnes cohabitant sur notre planète et aussi à la beauté et à la fragilité de notre condition. A l’heure où l’on parle de plus en plus de transhumanisme, d’humains connectés à l’IA, je parle d’humains connectés au Vivant, qui retrouvent leur vrai nature.
Ces deux pôles participent donc la même démarche spirituelle, celle de se détacher de l’agitation frénétique de notre monde moderne pour observer le vivant en nous et autour de nous ; ressentir et expérimenter la matière ; méditer à travers sa manipulation, sa transformation, laisser le temps à la conscience de s’ouvrir, de s’exprimer par les formes et en partager le résultat. Les œuvres de ces deux axes que j’explore alternativement par périodes ou parfois conjointement, sont toujours organiques mais assez différentes sur un plan formel : le travail en grès est dense, connecté à la terre, à la recherche pure de formes. Celui en métal et ciment est plus aérien, lyrique, connecté à l’intellect. Deux pans de ma sensibilité, deux histoires qui se complètent

Ses oeuvres

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